Ce qu’il faut savoir sur le reclassement professionnel


Lorsqu’un salarié se fait licencier pour des raisons ne dépendant pas de lui, l’entreprise est dans l’obligation de lui offrir un reclassement professionnel. C’est une procédure qui consiste à aider le salarié à intégrer rapidement un poste qui lui convient.

Comment fonctionne le reclassement professionnel ?

Le reclassement professionnel peut avoir lieu lorsqu’une entreprise prévoit un licenciement économique ou un licenciement pour incapacité. Un licenciement économique se présente lorsque l’entreprise doit effectuer la suppression de certains postes. Dans ce genre de situation, votre entreprise doit vous proposer un reclassement comme l’exige la loi.

Un licenciement pour incapacité a quant à lui, lieu lorsqu’il est prouvé que vous n’avez plus les capacités physiques requises pour tenir un poste. Votre invalidation doit toutefois être prouvée par un médecin du travail. Lors du reclassement, l’entreprise doit également proposer des mesures d’adaptation afin de permettre à l’employé d’intégrer son nouveau poste. Si l’entreprise ne répond pas à ses devoirs d’adaptation, elle doit payer les allocations de chômage et les indemnités du salarié.

Quelles sont les conséquences d’un reclassement professionnel ?

Votre employeur est dans l’obligation de vous proposer un autre poste au sein de son entreprise lors d’un reclassement professionnel. Il doit vous proposer en priorité un poste équivalent à votre ancien poste. Si un tel poste est disponible, vous pouvez l’accepter. Dans ce cas, vous conserverez votre ancienneté dans votre entreprise.

Votre reclassement peut aussi se faire vers une autre entreprise filiale du même groupe. Si vous acceptez les conditions du reclassement, vous pouvez rejoindre une nouvelle entreprise même si celle-ci se situe à l’étranger. Si aucun poste correspondant à vos compétences n’est disponible, votre employeur peut vous proposer un poste qui peut être moins bien rémunéré. Il se peut également que vous ayez à changer votre type de contrat (CDD vers CDI ou inversement) selon les postes disponibles. Vous serez de ce fait libre de refuser l’offre et vous quitterez l’entreprise avec vos indemnités de licenciement.

Le rôle du prestataire en outplacement

L’entreprise peut faire appel à un prestataire en outplacement afin d’aider le salarié à trouver un poste qui lui convient. Selon ce blog vocasciences, sous les conseils de ce prestataire, le salarié peut suivre une formation afin d’adapter ses compétences au poste vers lequel il sera redirigé. Il est toutefois important de noter que les entreprises n’ont pas l’obligation de payer la formation de leur salarié lors d’un reclassement professionnel. L’intervention du prestataire n’est obligatoire que lorsqu’une entreprise prévoit un licenciement de plus de 10 salariés. Dans les autres cas, le salarié peut joindre le prestataire par sa propre initiative. Le prestataire peut ainsi l’aider à retrouver facilement un emploi auprès d’une autre entreprise ou lui permettre de lancer ses activités en tant qu’indépendant.

Le coût et la durée d’un outplacement peuvent varier. Lorsqu’il est limité dans le temps, il n’impliquera aucune obligation de réussite. En revanche, s’il a une durée indéterminée, il ne s’arrêtera que lorsque le salarié retrouve un emploi. Concernant le prix, il va dépendre du prestataire d’outplacement. En général, un outplacement collectif peut coûter jusqu’à 4 000 € tandis qu’un outplacement individuel peut valoir jusqu’à 25 000 €.

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